Le grand vide... | Nathalie Nadeau | Chamane urbaine

Le grand vide…

C’est le silence complet dans la maison.

Plus de petites pattes qui piétinent le plancher, plus de ronflements. C’est le silence, signe d’une grande absence.

Le 2 janvier, nous avons eu la lourde tâche de « laisser partir » notre bouledogue de 12 ans, Miss Beulah.

Nous n’avons pas d’enfants et elle occupait beaucoup de place pour nous.

C’était ma collègue de tous les jours. Même si elle ronflait, se souciait peu de ce que je faisais, n’avait pas vraiment d’intérêt, je lui parlais.

Elle était indépendante au possible, nous lançait des regards parfois foudroyants et nous boudait de temps en temps. Nous la surnommions Queen B. C’est tout dire.  J’ai toujours cru qu’elle avait une vieille âme.

Je ne pensais pas que la perte d’un animal pouvait être aussi intense. Le plus difficile en ce moment, c’est le grand vide que ce départ crée autour de nous, et la culpabilité d’avoir du prendre une décision aussi dure malgré sa souffrance des dernières heures. Je sais que je parle ici de notre animal de compagnie et que cela peu peut-être paraître un peu exagéré pour certains, mais elle faisait partie de notre routine, de notre dynamique à trois, et a vécu avec nous quelques remous.

Je suis reconnaissante de tout ce qu’elle a pu nous apporter, je l’ai beaucoup aimé.

Dorénavant notre routine va se transformer, nous allons tranquillement créer autre chose autour de ce vide qu’elle a laissé.

Nous allons devoir apprendre à accueillir cette nouvelle donnée, ce changement forcé. Il est un peu tôt pour y voir clair et comme dans toute situation de perte, quelle qu’elle soit, nous devons nous donner le temps d’apprivoiser cette nouvelle réalité.

Pour le moment, la maison est bien vide sans toi.

Au revoir Miss Beulah.

  • Isabelle Reid dit :

    J’ai vu mon père pleurer deux fois dans sa vie: la perte de son propre père et la perte de notre chien Cléo, un berger allemand qui avait élu domicile dans notre maison familiale de deux parents et quatre enfants. J’avais quitté cette maison depuis 1 an lorsque mes parents m’ont annoncé que « c’est demain qu’on fait euthanasier Cléo, veux-tu être présente? ». J’ai dit oui. Nous étions les six réunis autour du chien et je me souviens très clairement de ce sentiment de tristesse immense. Mais surtout le retour à la maison où tout le monde pleurait un peu partout dans la maison. Alors, pour reprendre tes mots où « cela peut paraître exagéré pour certains », c’est ce ces gens n’ont jamais eu d’animal de compagnie… qui est beaucoup plus qu’un simple animal de compagnie.

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