Bénédiction déguisée ou le courage de plonger?

Je suis probablement un cliché.

Un cliché, parce qu’il a fallu qu’un événement bouscule ma vie pour que je décide de plonger.

Ça a pris un wake-up call pour que j’aie le courage de sortir du placard, de faire un move, de changer de carrière, et d’être totalement moi.

Mon parcours atypique m’a fait passer par le monde du ski, de la mode, de la vente de boutons à quatre trous et de la production publicitaire. J’ai été une professionnelle bien occupée, bien engagée, et pas mal stressée !

En marge de ma carrière publicitaire, j’ai fait des dizaines de formations et d’ateliers passionnants et différents : Sophrologie, Reiki, Médicine intuitive, méditation, huttes de sudation, Alchimie énergétique, et j’en passe. J’ai accumulé des connaissances, des expériences, et de l’expérience.

Et pendant toutes ces années, j’ai caché ce petit coté « flyé ».

Je ne suis pas née dans un champ de luzerne et je n’ai rien d’un moine tibétain. La sorcière bien-aimée et la Chamane Urbaine en moi sont restées bien sagement dans le placard pendant de nombreuses années. Je ne me suis dévoilée qu’à une poignée de gens par peur du jugement et, surtout, par auto-jugement.

Pourtant, je suis passionnée par le potentiel humain. Je suis fascinée par la capacité que nous avons à nous dépasser, par l’unicité de chaque individu et la force interne que nous possédons tous et qui ne demande qu’à être dépoussiérée. J’ai toujours eu foi en l’humanité.

Souvent, j’ai eu envie de changer de métier et de faire une différence dans notre société. Longtemps, j’ai souhaité me renouveler. Chaque fois, j’ai mis ça de coté et je me suis oubliée

Et puis soudainement, le Jour est arrivé. J’ai osé.

J’ai osé parce que les choses se sont bousculées.

Un cliché ou une bénédiction déguisée?

Peu importe, c’est ce qui m’a donné le courage de me choisir et d’agir maintenant, parce qu’un chum avec une tumeur au cerveau à 40 ans, ça vous rentre dedans.

Je suis une éternelle optimiste. Mais, quand on est confronté à une possible fin, on se trouve bien petit. On se demande vraiment ce qu’on fait ici, ce qui nous attend et quel est le sens de la vie.

Ça demande de l’introspection, de se poser les bonnes questions, et de prendre des décisions.

Ça demande aussi de se déposer et en même temps de foncer, de se retrousser les manches et d’avancer.

Encore aujourd’hui, j’écris ces lignes avec beaucoup d’émotions.

Premièrement, parce que j’ai vraiment eu peur de perdre mon homme – qui va bien d’ailleurs, et deuxièmement, parce que c’est cette nouvelle réalité qui m’a permise de me retrouver et de cesser de me censurer.

J’ai repris contact avec mes connaissances et mes croyances et je me suis recentrée. J’ai pu ainsi peaufiner et solidifier la base de ce qui allait devenir mon nouveau métier.

Aujourd’hui, je me définis comme une Chamane Urbaine.

Aujourd’hui, j’ai la chance d’accompagner des femmes allumées mais débordées, et parfois dépassées à retrouver leur centre, leur pure essence et ce qui les habitent vraiment.

Ça m’aura pris une tumeur par alliance pour me reconnecter à ma spiritualité, me choisir, et me comprendre.

Ça m’aura pris une tumeur par alliance pour ramasser le courage de vouloir vivre pleinement, de redécouvrir le sens de la vie, et celui de MA vie, ici maintenant.

Le courage est arrivé par une bénédiction déguisée.

Aujourd’hui, je peux dire que je suis sur mon X, et que j’en profite pleinement. Je suis toujours la même, mais je me définis autrement. J’ai rempli le petit « vide » inconscient qui me suivait depuis longtemps et j’ai délesté le stress de performance en même temps. Je suis plus épanouie, et J’ADORE ce que je fais dans la vie. J’ai ralenti le rythme, et je profite de chaque instant.

Aujourd’hui, je me considère comme une Chamane urbaine.

Je l’assume totalement et j’ai toujours mon homme qui me supporte chemin faisant.

xx

  • Francine dit :

    Je suis fumeuse et vis seule, ce qui me fait souvent abuser car j’arrive à fumer moins quand je suis entourée. J’ai RV avec le pneumologue lundi, ce que j’appréhende grandement. J’aimerais savoir si tu fais des consultations individuelles. Si c’est le cas j’aimerais te rencontrer car je suis retraitée seulement depuis 3ans et j’aimerais que ça se poursuive encore longtemps. Quand j’arrête de fumer je cherche mon air car j’oublie de respirer profondément. Nicolette et médicaments ne me conviennent pas. Que me conseilles-tu de faire?

    • Nathalie dit :

      Bonsoir Francine,
      Je ne fais plus de consultations individuelles et je sais qu’il est très difficile pour certaines personnes de se libérer de la cigarette.
      (N’hésitez pas à en parler avec votre professionnel de la santé.) Cela dit… voici ce que je vous propose de mon coté…avez-vous essayé de simplement respirer profondément le matin en vous réveillant et la même chose le soir juste avant d’aller dormir?
      Rien de bien compliqué, une dizaine de respirations profondes. C’est une façon (métaphysique) de communiquer à votre corps que vous êtes en sécurité et que tout va bien. Rapidement, vous devriez voir la différence!

      Nathalie

  • Salut Nathalie!

    C’est impressionant comment, souvent, la vie doit nous donner des coups durs pour qu’on puisse se réveiller et nous rendre compte que nous sommes allés trop loin…

    Je viens de commencer à étudier la kabbale. Sa première leçon est que tout mouvement doit être un mouvement de retour vers nous-même, en vue d’exprimer de faire briller notre lumière au maximum.

    Ton histoire illustre bien ce principe. Je suis super content de pouvoir partager de ta lumière chaque semaine!

    • Nathalie dit :

      Aaaahh merci Martin, ça me touche de te lire ce matin 💕

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